"Saudade" a été conçu à l'origine pour être construit par un chantier naval. Le plan et la construction ont été soumis à ICNN, organisme de certification pour la conformité aux normes européennes dans la catégorie "A" (navire de haute mer). La construction par l'amateur est possible, en totalité ou en partie. Le principe de construction de la coque est un "strip planking" sur membrures lamellées dévoyées. Les membrures sont fabriquées à l'intérieur de lisses en sapin ordinaire provisoires posées sur le mannequin. Le bordé définitif est fixé sur les membrures et remplace les lisses provisoires. Le bateau est entièrement en Western Red Cedar, structure et bordé.

SAUDADE COTRE FRANC

VOILURE
La grand'voile s'envoie à l'aide de la drisse de mât et de la drisse de pic. Ces drisses reviennent au cockpit et sont étarquables par les winchs de l'arrière du roof. Deux drisses sont évidemment plus compliquées à manœuvrer qu'une seule mais l'avantage est de pouvoir régler très finement les tensions dans la grand'voile, suivant les allures et suivant les prises de ris. L'empointure d'écoute est également réglable directement du cockpit, sur un des deux winch. Toutes les manœuvre sont arrêtées à l'aide de taquets coinceurs "Spinlock". Deux bosses de ris "automatiques" reviennent, elles aussi au cockpit. Une bosse étarque à la fois l'amure et l'écoute par un jeu de poulies judicieusement placées sur la bôme et sur la grand'voile. La prise de ris s'effectue à partir du cockpit d'une manière aisée. L'écoute de grand'voile est très directe ; elle revient sur un winch qui permet une manipulation facile. La trinquette est simplement endraillée. La drisse revient également vers le cockpit. L'écoute est reprise sur une barre d'écoute en tube qui permet les virements automatiques. La trinquette est aussi la voile de gros temps c'est pourquoi elle est particulièrement robuste. Le foc (yankee) est monté sur emmagasineur. Un va-et-viens permet d'envoyer l'amure à l'extrémité du bout-dehors, une fois pour toute endant la croisière. Le foc est aussi prévu dans un fort grammage car il doit tenir normalement jusqu'à 25 nœuds de vent (force 6) avant d'être emmagasiné. L'écoute revient normalement sur un winch. Le clin foc et le flèche sont des voiles très efficaces par petit temps. Les deux voiles hautes représente 37 m² qui peuvent être portés jusqu'à 12 nœuds réels - force 3 à 4 - au près (bien plus au portant). Le flèche seul peut rester plus longtemps, environ jusqu'à 15 -16 nœuds - force 4 à 5 -, toujours au près. Le clin foc est une voile plus "sportive". On peut l'envoyer en bordure libre ou endraillée sur l'étai de clin foc, ce qui est préférable. L'amure et une cargue permettent de l'affaler assez rapidement. L'écoute revient sur la cadène de bastaque, à l'arrière du bateau, dans une poulie et un simple taquet. Le flèche est assez facile à envoyer puisqu'il n'est pas prévu de vergue ni de balestron. Une drisse en tête de mât, une écoute au bout du pic et l'amure au pied du mât, sur le pont sont les manœuvres courantes de cette voile. Le gréement de cotre franc demande impérativement des bastaques. Il est prévu une bastaque pour chaque capelage ; 3 au total qui reviennent sur une seule poulie. Un winch sur chaque bord étarque la bastaque. La réduction de voilure "basse" s'opère de la façon suivante : (au près) - on garde les trois voiles jusqu'à 20 nœuds (force 5 fort) - un premier ris dans la grand'voile à partir de 20 nœuds - emmagasinage du foc à partir de 25 nœuds (force 6) - deuxième ris à partir de 30 nœuds (force 7) Ainsi de suite. On garde la trinquette très longtemps. Le bateau accepte de faire route avec la trinquette seule aux allures du portant au vent de travers. Pour le très petit temps on pourra envoyer un foc ballon ou un spi asymétrique avec la drisse de clin foc.